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Curcumine et Cancer de la prostate

Cancer du sein et de la prostate

La curcumine met un frein aux métastases?

 

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Le curcuma en poudre, ou safran des Indes, a été utilisé pendant des siècles pour traiter l’arthrose et d’autres maladies comme la maladie de Parkinson ou la SEP. Son ingrédient actif, la curcumine, le polyphénol responsable de sa couleur orangée, inhibe les réactions inflammatoires.

Cette étude, publiée dans l’édition du 5 octobre de la revue Carcinogenesis ajoute à ces bénéfices en montrant qu’il peut également inhiber la formation de métastases dans le cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate est justement l’un des cancers fréquemment diagnostiqué après la formation de tumeurs métastatiques dans d’autres organes et, dans 3% de ces cas, ces métastases sont mortelles. Cette équipe de la Ludwig Maximilian Universität (Munich), dirigée par le Dr Béatrice Bachmeier a étudié le mode d’action du curcuma sur la formation des métastases.

La curcumine est en général bien tolérée et serait donc, sur le principe, indiquée pour une utilisation prophylactique, voire pour supprimer des métastases dans le cas d’une tumeur déjà établie. Les chercheurs démontrent ici que la substance réduit de façon statistiquement significative la formation de métastases pulmonaires sur un modèle animal de cancer du sein et de la prostate.

Ces cancers sont souvent associés à des réactions inflammatoires latentes ou chroniques, et dans les deux cas, les cellules tumorales produisent des cytokines (glyco-protéines) pro-inflammatoires (dont CXCL1 et CXCL2).

Les chercheurs montrent que la curcumine diminue l’expression de ces deux protéines, qui, dans un modèle sur des souris de cancer, sont corrélées à l’incidence des métastases : « Grâce à l’action de la curcumine, les cellules tumorales synthétisent de petites quantités de cytokines qui favorisent la métastase», explique L’auteur. « La fréquence de la formation de métastases dans les poumons est considérablement réduite chez les animaux atteints de cancer du sein ou de carcinome de la prostate ».

La curcumine pourrait donc être utile dans la prévention des cancers du sein et de la prostate, tous deux liés à l’inflammation et de réduire le risque de métastases. Si cela ne signifie pas que la curcumine puisse venir en remplacement des thérapies conventionnelles, le composé pourrait jouer un rôle positif en prévention primaire, en particulier pour les patients à risque accru de tumeur.

Une consommation quotidienne de 8 g de curcumine (maximum) dont les propriétés anti-inflammatoires sont exploitées depuis longtemps en médecine traditionnelle orientale, est considérée comme sûre. Les hommes atteints d’hyperplasie bénigne de la prostate ou encore les femmes à antécédents familiaux de cancer du sein pourraient être des groupes cibles typiques pour une prophylaxie par curcumine.

La curcumine pourrait venir aussi en complément des traitements standards, dans certains cancers. Les chercheurs sont en train d’organiser des essais cliniques contrôlés chez des patients qui souffrent de cancer de la prostate résistant au traitement.

La curcumine a montré son potentiel en tant que traitement pour le cancer du sein. Les chercheurs en Chine ont constaté que la curcumine exerce de multiples effets suppresseurs sur les cellules de carcinome du sein humain.

D’autres chercheurs notent que les résultats des études sur la curcumine et le cancer du sein sont variants et que plus de lignes de recherches sont nécessaires. Comme toujours, consultez votre médecin avant d’ajouter des suppléments à base de plantes à votre régime de traitement.

 

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